Effondrements de Guy MORANT

TITRE : Effondrements

AUTEUR : Guy Morant

ÉDITEUR : Nocturnal

PAGES : 430

CHAPITRES : 62


RÉSUMÉ :

Deux pêcheurs autour d'un cadavre, la forêt de Rambouillet pour seul témoin. La victime n'est pas une jeune femme ordinaire, mais la fille d'un politicien sulfureux. Son corps a été littéralement broyé. Par quoi ? Par qui ? Pourquoi ? C'est ce que le groupe de la crim' mené par Alaric Autier va tenter de comprendre, en huit journées d'une enquête sous haute pression. Entre mensonges et coups bas, on dirait que tout le monde a quelque chose à cacher, dans cette affaire où les existences et les destins menacent de s'effondrer. Effondrements a pour décor les Yvelines cossues, où les policiers s'intéressent à un centre de formation survivaliste. Roman très documenté, proche du véritable travail d'un groupe de la police criminelle, il met en scène des personnages et des lieux s'inspirant de personnes et de lieux réels. Loin des clichés du polar, il place le lecteur en plein cœur d'une enquête soumise aux pressions de la hiérarchie et des médias.


MON AVIS :

C'est avec un réel plaisir que j'ai découvert Guy Morant et son livre Effondrements.

L'histoire commence doucement, avec deux pécheurs qui découvrent un cadavre en forêt de Rambouillet. La description du corps m'a tout de suite fait accroché (oui oui oui, un corps complètement écrasé, broyé ça me plaît) et c'est ce qui m'a donné envie de lire la suite car j'avoue avoir trouvé le début un peu long à se mettre en place, un peu plat. Mais il y avait ce cadavre, et je voulais savoir !

Poursuivons donc. L'histoire se déroule petit à petit, tranquillement, et les personnages se dévoilent au fur et à mesure. Alaric Autier et son équipe vont devoir enquêter sur cette affaire : chacun a son domaine de compétence. Mais l'enquête va se révéler plus compliquée qu'on ne le pense. Entre magouilles politiques et survivalisme, ils vont devoir avancer à petits pas dans des mondes bien opposés où le silence est d'or. Et c'est là la force du livre, car malgré les complications et rebondissements qui vont s'en suivre, Alaric va pousser son équipe jusqu'à leurs extrêmes limites pour découvrir la vérité.

« Il savait combien il était difficile pour des parents d'imaginer leur enfant disséqué, puis sommairement recousu. Beaucoup voyaient cela comme un outrage à la dignité du défunt. Mais dans le cas d'un homicide comme celui-ci, la violence subie par la victime était si visible que refuser l'autopsie signifiait refuser de savoir ce qui lui était arrivé. »

Les personnages sont très bien travaillés, des complicités présentent entre eux. On se les représente aisément. La vie personnelle et professionnelle de ces flics est passé au peigne fin, pas de chichis dans les descriptions.

Le sujet est bien traité, et bien documenté.

Notons que la couverture est signée Matthieu BIASOTTO et qu'elle est pleine de sens !

En conclusion : malgré un rythme un peu mou au début, le suspens est présent tout au long du livre et nous sommes tenu en haleine jusqu'au bout. Le crime est surprenant et la fin impossible à deviner. Un polar à découvrir, un auteur à suivre car nul doute que son style va se peaufiner, son écriture se fluidifier et que le prochain roman sera encore meilleur.


BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR :

Il y a deux ans à peine, Guy Morant pensait être un auteur de jeunesse, écrivant des livres comme Le sachet de bonbons ou le cycle de Lucie Acamas. Ça, c'était avant de découvrir l'univers du polar. Un jour, allez savoir pourquoi, il s'est mis à lire un roman de Jussi Adler Olsen. À sa grande surprise, il a aimé ça. Incurablement infecté par le virus, il s'est mis à avaler compulsivement les histoires les plus sanglantes et les plus lugubres, ne s'arrêtant que pour manger ou pour dormir. Ce qui devait arriver arriva : deux ans plus tard, Effondrements était né.