Lawren SCHNEIDER : l'interview en 7 questions

Toujours aussi curieuse et après avoir lu « Les larmes des cigognes », j'ai été poser mes 7 questions à notre auteur strasbourgeois.

Lawren Schneider est l'auteur de 3 romans : « L'héritage de Lizie » sortie en 2015, « Le prix à payer » (suite des aventures de Lizie) en 2016, et enfin « Les larmes des cigognes » en 2017.


1/Pourriez-vous nous raconter comment vous avez commencé à écrire ?

Je crois que j'ai toujours eu envie d'écrire. Ensuite, la vie a pris le dessus, j'ai été papa à 20 ans et me suis jeté dans le monde du travail. Quand ma fille aînée m'a annoncé qu'elle quittait la maison, j'ai été électrocuté : il était temps de penser à moi. Cette crise d'égoïsme m'a fait « accoucher » de mon premier roman, « L'héritage de Lizie ». Cela fait donc 4 ans seulement que j'écris de manière régulière.

2/ Exercez-vous un autre métier en parallèle à l'écriture de vos romans ?

Oh que oui ! Pour l'instant je ne pourrais pas vivre de ma plume, même si j'ai la chance d'en tirer un sympathique complément de revenu. Cela me permet de me payer mes déplacements pour me rendre sur les salons littéraires et surtout de ne pas avoir la pression de la vente. Mes revenus d'Amazon me permettent aussi d'imprimer du papier et de proposer mes livres aux libraires à d'excellentes conditions pour soutenir le circuit traditionnel. C'est une démarche qui n'est pas toujours récompensée, mais je persiste ! Ah, oui, dans mon « autre vie » je travaille pour un industriel du bâtiment qui fabrique des revêtements de sol pour les professionnels.

Cela étant, j'ai encore un paquet d'histoires à écrire, alors qui sait, un jour...

3/ « Les larmes des cigognes » aborde le sujet des « malgré-nous » alsaciens et mosellans enfermés dans les camps russes. En quoi ce sujet vous touche personnellement ?

Il y a presque 3 ans, ma mère m'a donné une enveloppe avec des photos d'un grand-oncle qui était un Malgré-Nous. Il a été incorporé de force dans l'armée allemande puis envoyé sur le front russe et fait prisonnier à Tambov. Ce lieu terrible est connu dans ma région et j'ai voulu en parler, mais sous forme d'un livre historique. D'ailleurs, je ne suis pas un passionné d'Histoire et j'ai souffert pour lire tout ce que j'ai pu trouver sur le sujet ! Le défi était d'écrire un thriller haletant, tout en respectant les faits historiques. Je crois y être un peu parvenu, c'est un livre dont je suis très fier. Malheureusement, ma mère n'aura pas vu le livre qu'elle attendait tant, car elle est décédée quelques semaines avant sa sortie. Pour ceux qui croient à ces « choses-là », elle a terminé sa vie dans le bâtiment de l'Hôpital Civil de Strasbourg que j'ai décrit dans les premiers chapitres du livre. J'avais écrit ces pages près d'un an auparavant.

4/ Pourquoi avoir changé le titre de votre dernier thriller quelques semaines avant sa sortie ? Le premier titre étant « Le secret de Tambov ».

Oui, c'était une sensation bizarre, indescriptible, mais depuis le début de l'écriture du « secret de Tambov », le titre ne me plaisait pas. Ensuite j'ai présenté le projet à des libraires et invariablement, dans ma région surtout, on voulait le classer dans les livres historiques. J'ai donc voulu un titre plus « neutre ». Peut-être aurais-je vendu plus d'exemplaires en Alsace avec la mention de TAMBOV, mais qu'importe, c'est d'abord un thriller, noir charbon !

5/Avez-vous proposé « Les larmes des cigognes » à des éditeurs ? Pourquoi ?

Non. Par contre j'ai eu, pour la première fois, des propositions d'éditeurs. Pour l'instant, je n'ai pas encore été séduit, je n'ai pas fait la rencontre qui a déclenchée l'envie de me « séparer » de mes romans. Cela viendra sans doute un jour, je pense qu'il est intéressant d'exister dans les deux univers. L'autoédition parce que c'est le contact direct, le plaisir de tout faire soi-même et de gagner un peu d'argent. L'édition traditionnelle, car c'est le moyen d'accéder à une nouvelle dimension et de toucher un lectorat plus large.

6/ Quels sont vos projets d'écriture ?

J'ai deux projets en parallèle.

Le premier est un recueil de nouvelles, qui sortira sans doute en fin d'année, peut-être pour le salon de Mons, en Belgique.,. Je revisiterai, d'une manière trash ou spectaculaire les sept péchés capitaux. C'est d'abord une respiration après « Les larmes des cigognes » qui m'a pris beaucoup d'énergie.

Le second est un roman qui s'impose à moi depuis un moment et dont je viens de démarrer l'écriture. Je ne résiste pas à vous en livrer le pitch ! L'action se déroule à San Francisco, le tout dernier jour de l'humanité ! Une femme supplie le chef de la police locale de retrouver son mari disparu. A contre-cœur, ce dernier fini par accepter une mission aussi absurde que dangereuse, car il s'agira d'affronter la folie d'Hommes qui n'ont plus rien à perdre, désespérés par un destin inéluctable. Je ne vais pas vous en dire plus, il faudra patienter probablement jusqu'à l'été 2019 !

7/ Pouvez-vous nous donner 5 mots pour donner envie aux lecteurs de lire « Les larmes des cigognes » ?

Émotion. Barbarie. Secrets. Noirceur. Espoir.

Merci Lawren d'avoir répondu à mes 7 questions.

Vous pouvez retrouver l'auteur sur sa page facebook ici