Le doux venin des abeilles de Lisa O'DONNELL

Hello tout le monde !

La semaine dernière, je refermais « Le doux venin des abeilles » de Lisa O'Donnell, paru aux éditons Michel Lafon. Une très bonne lecture que j'ai dévoré malgré quelques lenteurs.


LA 4EME DE COUVERTURE :

« Aujourd'hui, c'est la veille de Noël. Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. Aujourd'hui, j'ai quinze ans. Aujourd'hui, j'ai enterré mes parents dans le jardin. Personne ne les regrettera. »
Après la mort brutale de leurs parents, Marnie, quinze ans, et sa petite soeur Nelly décident de poursuivre leur vie comme si de rien n'était, bien que chacune d'elle soupçonne l'autre de les avoir assassinés. Personne ne semble se douter de leur sort. Excepté Lennie, l'homme qui vit dans la maison voisine. À force d'observer leurs faits et gestes, il finit par remarquer que les deux jeunes filles sont livrées à elles-mêmes, et les prend sous son aile. Au fil des mois, amis, voisins et autorités ? sans compter le dealer du coin qui en a toujours après leur père commencent à poser des questions. Et un mensonge en entraînant un autre, Marnie et Nelly s'embourbent dans une aventure qui pourrait leur coûter bien plus qu'elles ne peuvent payer. D'une plume incisive et percutante, Lisa O'Donnell nous livre un roman à trois voix envoûtant et inoubliable. Le Doux venin des abeilles est l'histoire comiquement macabre d'âmes en perdition, dont le seul espoir de rédemption est de se tourner les unes vers les autres.


MON AVIS :

Écosse, décembre 2010.

A quelques jours de Noël, deux sœurs, Marnie et Nelly découvrent leurs parents morts chez eux. Elles se soupçonnent mutuellement sans jamais aborder le sujet, puisque plus que délicat. Afin de ne pas perturber leur vie, elles décident d'enterrer leurs propres parents dans le jardin et de continuer à vivre sans que personne ne se doute de rien.

Sauf que...leur voisin Lennie a plutôt les yeux qui traînent et fini par remarquer que les parents ne sont plus là. Il va donc prendre Marnie et Nelly sous son aile, pour les aider du mieux qu'il peut en attendant le retour des D'Izzy et Gene.

Dès les premières pages, l'auteur met la barre très haute ! Marnie, 15 ans et Nelly 12 ans, enterrent leurs parents dans le jardin. Un début qui m'a mit l'eau à la bouche ! Elles vont donc continuer de vivre comme si tout allait bien et qu'Izzy et Gene étaient juste parti en vacances. Après des années de souffrance au sein de leur foyer familiale qui baigne dans l'alcool et la drogue, les deux sœurs semblent connaître une renaissance. Entre mensonges et non-dits, elless vont très vite se retrouver dans de sales draps. Parce que malgré tout, il faut continuer à payer le loyer, les factures et pouvoir manger.

Le début nous donne clairement envie de savoir pourquoi, comment et surtout quelle sera l'issue !

Une histoire macabre, glauque comme je les aime. Un récit qui alterne trois voix, trois différentes façons de vivre les faits. Successivement, l'auteur alterne les discours de Marnie, Nelly et Lennie.

Trois personnages complètement différents. Nelly étant aux antipodes de sa sœur, toutes deux empêtrées dans le mensonge, et Lennie qui fera tout pour donner des bases aux filles et les aider à survivre.

Cette façon d'écrire donne du rythme au livre à mon sens. Sauf que, après 150 pages à lire leur vie, on fini par s'ennuyer un peu. Une passe d'une soixantaine de pages, où j'ai trouver le temps long, mais looooong...jusqu'à ce que de nouvelles péripéties redonnent de l'élan à l'histoire.

En résumé, une très bonne lecture, un roman noir assez perturbant, qui peut déranger et ne pas être apprécié par tout le monde. Quelques lenteurs dans le récit, dommage.

CITATION :

« Pour nous deux, l'enjeu est énorme, j'ai pas envie de retourner en famille d'accueil, pas cette fois. J'ai pas confiance et puis, Nely, qu'est-ce qu'elle deviendrait, ils l'a mettraient sûrement dans un genre de maison de fous, bizarre comme elle est. »


TITRE : Le doux venin des abeilles

AUTEUR : Lisa O'DONNELL

ÉDITEUR : Michel Lafon

PAGES : 390