Guy MORANT : l'interview en 7 questions

Bonjour Guy. Aujourd'hui je me suis transformée en petite souris...ça vous étonne ? Attention, je me faufile partout, je vois et j'entends tout !


1/ Retour en arrière...vous décidez d'écrire un thriller : Que répondent vos proches ?

Ils me répondent : « Un thriller, tu veux dire un bouquin plein de sang qui dégouline et de tueurs fous ? Toi ? Je croyais que tu étais un type sympa. »


2/ Vous êtes en train d'écrire, qu'est-ce qui vous entoure ?

J'ai d'abord un tas de livres sérieux, sur les sujets dont parlera mon roman : des témoignages de flics, des livres sur le survivalisme, un code de procédure, etc. J'ai une carte IGN de Rambouillet, des photos, une tablette contenant des vidéos que j'ai prises à divers endroits du décor. J'ai aussi un tas de coussins, une théière pleine et une enceinte bluetooth pour la musique.


3/ Guy, je vous sens angoissé durant l'écriture...que se passe-t-il ? Vous doutez ?

Je n'ai pas l'angoisse de la feuille blanche. Si je doute, c'est au milieu du chemin, quand une scène me donne du fil à retordre, quand j'ai l'impression de me perdre, quand je me demande si j'ai ce qu'il faut pour écrire des livres.


4/ Voilà le moment de la sortie officielle. Comment vous sentez-vous ?

Là, c'est vraiment l'angoisse. Je doute de tout, j'ai l'impression d'avoir oublié quelque chose, je vérifie cent fois mes fichiers, je me demande si mon bouquin arrivera à se débrouiller tout seul dans un univers où des dizaines de milliers de livres similaires sortent chaque année. Je consulte la liste des dernières sorties et je leur trouve un meilleur titre ou un meilleur résumé que le mien. Je commence à me demander qu'est-ce que je ferai de tout ce temps libre quand j'aurai abandonné l'écriture.


5/ Le 1er retour lecteur vient de tomber...alors ???

Jusqu'ici, j'ai eu de la chance : les premiers commentaires ont toujours été élogieux. Parfois, je me dis que ce sera peut-être le seul de la semaine. La personne a eu pitié de moi, elle a pensé : « Voilà un pauvre thriller sans commentaire, je vais lui donner un coup de pouce. »


6/ Je vous vois réfléchir...à quoi pensez-vous ? À vos projets d'écriture ?

Je viens de recevoir une idée de génie, en direct de la fréquence Muse. Le problème, c'est que je vais devoir réécrire tout le roman pour l'utiliser. Ou alors, je viens de m'apercevoir d'une incohérence : Charlotte ne pouvait pas se trouver sur son vélo au moment où le tueur l'a percutée, parce que j'ai dit quelques pages avant qu'elle avait une jambe cassée. Trois chapitres qui tombent à l'eau d'un coup. Je me sers une bière bien fraîche, c'est l'heure de l'apéro. On verra bien plus tard.


7/ Allez Guy, une dernière question et la petite souris file avant d'être attrapée. Pouvez-vous en 5 mots donner envie aux lecteurs de lire « Effondrements » ?

Je triche : 5 mots, 5 chiffres et des parenthèses :

1 cadavre (écrasé)

3 suspects (la cinquantaine, bien sous tous rapports)

7 enquêteurs (dont un dilettante)

8 journées (de flagrant délit)

430 pages (en petits caractères)


La petite souris vous a filé entre les jambes. Merci Guy d'avoir prit le temps de répondre à mes questions. Maintenant nous savons beaucoup de choses sur vous : vous êtes plus thé que café, vos proches vous prennent pour un fou, et votre cerveau est en perpétuel travail... et vous écoutez de la bonne musique ;-) 

Chers lecteurs, vous pouvez lire ou relire ma chronique sur « Effondrements » ici.

Vous pouvez également faire un tour sur le blog de l'auteur ici, et vous procurer son livre sur Amazon ici.

Belle journée à tous !