Karine VIVIER : l'interview en 7 questions

Bonjour à tous. Aujourd'hui nous avons interviewé Karine Vivier, auteure de L'humanité en moins. J'ai eu la chance de lire ce livre via la plateforme Simplement Pro.

« L'humanité en moins » met en scène trois personnages qui ont, à un moment de leur existence, perdu leur humanité aux yeux de la société. Trois personnages, trois récits parallèles, une même histoire. Un premier roman noir pour l'auteure.


1/ Bonjour Karine, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bonjour Emilie, j'habite aux Etats-Unis, après avoir longtemps habité en Angleterre et en Irlande. Je suis atteinte du syndrome de la bougeotte, et j'ai du mal à rester « posée » au même endroit pendant très longtemps. J'ai toujours écrit, mais surtout des nouvelles jusqu'à présent. Quelques-unes d'entre elles ont été publiées dans La Revue des Ressources, Borborygmes ou encore Zinc, au Québec. « L'humanité en moins » est mon premier roman.


2/ Pourquoi avoir choisi l'auto-édition pour votre premier livre ?

Habitant l'étranger, c'était plus compliqué pour moi de m'adresser à des éditeurs en France ; ces derniers préfèrent en général travailler avec des auteurs qui vivent sur place pour assurer la promotion. J'avais également envie de « tester » le texte et je pense que l'auto-édition est un excellent moyen pour le faire. J'ai fait de très belles rencontres et reçu des retours qui me seront profitables pour mes prochains textes. L'auto-édition est toutefois un exercice exigeant car il faut énormément se relire et on n'a pas toujours le recul nécessaire pour le faire. Je pense qu'il est important de s'entourer d'un petit comité de lecture et de quelques correcteurs si l'on veut persévérer dans cette voie.


3/ Combien de temps s'est écoulé entre le moment où vous avez commencé à écrire et la publication ?

C'est très difficile de vous donner un temps exact : j'ai pris beaucoup de temps pour réfléchir à l'intrigue, j'avais besoin d'avoir presque déjà le scénario entier en tête avant de commencer à écrire. Ensuite, l'écriture a été plus rapide. « L'humanité en moins » est un roman court de type novella. J'ai dû mettre deux à trois mois pour l'écrire, et je l'ai ensuite publié en quelques semaines.


4/ Comment à germer l'idée de ce roman noir ?

A priori, je n'avais pas forcément en tête d'écrire un roman noir mais il s'est presque imposé tout seul. L'idée a germé sur une plage en Normandie en hiver. Il y a eu cette rencontre avec cette petite fille solitaire, les cheveux hirsutes, qui jouait seule sur la plage. Elle avait abordé mon fils, plus jeune à l'époque, et insistait pour l'emmener jouer avec elle plus loin derrière la jetée pour lui montrer quelque chose. Quand je lui ai demandé où étaient ses parents, elle s'est volatilisée. Il y avait quelque chose d'étrange chez cet enfant qui m'avait mise mal à l'aise ce jour-là. L'impression de malaise est restée encore longtemps après lorsque j'y repensais, puis l'imagination a pris le pas, et cette rencontre, en somme finalement anodine (je crois, après réflexion que c'est la maturité du comportement de cette petite fille qui m'avait interpellée), a donné naissance au personnage de la fillette dans le roman. On peut donc mettre l'idée de départ sur le compte d'une névrose maternelle.


5/ Quels sont les auteurs qui vous inspirent ?

Ils seraient trop nombreux pour tous les citer et la majorité d'entre eux n'appartient pas au genre noir. Je crois que si je devais en citer un, ce serait Stephen King, pour sa facilité à ancrer ses personnages dans une réalité sociologique ; c'est un tour de force. J'ai aussi découvert récemment Karine Giebel dans un autre style et j'ai beaucoup aimé sa manière de donner vie à des personnages parfois complexes.


6/ Quels sont vos projets ? Travaillez-vous à l'écriture d'un prochain roman ?

Je travaille actuellement à un recueil de nouvelles, donc un projet différent. J'ai plusieurs histoires aussi qui me trottent dans la tête et qui pourraient devenir des romans par la suite, dont un thriller.


7/ Pouvez-vous, en 5 mots, donner envie aux lecteurs de découvrir « L'humanité en moins » ?

« Il faut le lire »...désolée, cela fait seulement quatre mots ! Je vais essayer de faire aussi bref que possible. « L'humanité en moins » raconte l'histoire alternée de trois personnages : une fillette qui sert d'appât pour enlever d'autres enfants, un ancien taulard impliqué dans le meurtre d'une enfant, et une mère de famille qui, à la suite d'une négligence, « perd » sa fille. Ces trois personnages, au destin qui les dépassent, ont un lien en commun : à vous de deviner lequel.

Merci pour cette interview Emilie 


Chers lecteurs, vous pouvez retrouver Karine Vivier sur sa page Facebook ici.

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Je vous souhaite une belle journée à tous.